Mauvaises rencontres, arnaques, harcèlement, contenus pornographiques, incitations aux comportements excessifs, les enfants sont encore trop victimes d'internet.

                                                            
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Malgré les différentes campagnes d'information, la sensibilisation du corps enseignant et le recours plus fréquent au contrôle parental, rien ne suffit à faire baisser le chiffre des nuisances et des agressions dont sont victimes les enfants sur le web.

Nombre de jeunes internautes continuent à se laisser piéger par l'ombre de la Toile. Mauvaises rencontres, arnaques, harcèlement, contenus pornographiques, incitations aux comportements excessifs… C'est ce que met en relief le nouveau sondage «Online Family &Schools Reports», mené par le célèbre éditeur de logiciels de sécurité Norton-Symantec, auprès de quelque 20 000 parents, enfants et enseignants de 24 pays.

Si les intérêts de ce géant américain se confondent avec le pessimisme d'un tel constat, ils traduisent pourtant une réalité observée par de nombreux organismes de défense des enfants face au danger du Net. Ainsi, 62 % des 8-17 ans du monde entier déclarent avoir déjà vécu une situation négative en ligne, 46 % en France.

22 % de petits Français déclarent même avoir déjà vécu une «grave situation en ligne», 39 % à l'échelle internationale. L'intrusion et l'agression par l'image violente ou pornographique, le chantage, le harcèlement ou le guet-apens d'une rencontre réelle sont les principales dérives.

A 13 ans, Mélanie a déjà fait les frais du cyber-harcèlement. Pour nuire à sa réputation, une collégienne de sa connaissance a fait des montages pornographiques à partir de ses photos de profil de Facebook et l'a menacée de diffusion sur Internet et par SMS pendant des mois. «J'étais honteuse, anéantie, se souvient la jeune fille. Je n'osais pas en parler car j'avais peur que tout le monde croit au montage, un véritable enfer !». Les photos ont été publiées mais le harcèlement a été reconnu par l'établissement scolaire qui a sanctionné l'auteur par une semaine d'exclusion. «J'en reste très profondément humiliée», dit Mélanie.

Des parents mieux informés

En tête des parasitages ordinaires, les jeunes internautes citent abondamment le contact établi par un «ami» inconnu sur les réseaux sociaux. Côté téléphone portable, 5 % des enfants avouent avoir été victimes de cybercriminalité.

Face à ces dangers, les parents semblent plus informés qu'avant. 98 % déclarent ne pas ignorer ce que font leur progéniture sur l'écran. Une vigilance toute relative, vu de la fenêtre des enfants, : 21 % d'entre eux estiment que leurs parents n'ont aucune idée de ce qu'ils font en ligne. Reste que de plus en plus de familles ont décidé d'agir en établissant des règles d'utilisation, 54 % concernant le temps passé sur Internet, 51 % concernant les sites Internet sécurisés, 45 % en appliquant le contrôle parental sur l'ordinateur familial.

L'étude Norton apporte un autre éclairage des usages Internet en se penchant sur le volet scolaire. 90 % des profs, 82 % des parents et 78 % des enfants pensent que les écoles devraient intégrer dans leur enseignement la technologie internet «autant que possible».

Des enseignants pour amis sur Facebook

Côté pratique, 12 % des enseignants français sont amis avec des élèves sur les réseaux sociaux tandis que 82 % pensent que le devenir les expose à des risques. Par ailleurs, ils sont 11 % à avoir vécu ou à connaître un professeur victime de «cyberbaiting». Ce terme désigne l'action d'étudiants qui attisent ou tourmentent un enseignant jusqu'à ce qu'il perde patience, moment où ils le filment avec leurs portables avant de publier la séquence sur Internet. L'objectif étant de causer préjudice à l'enseignant ou à l'établissement.

Différents dans leurs points de vue et leurs usages, parents, profs et élèves s'accordent pourtant tous sur un point : «L'école devrait en faire davantage pour éduquer les enfants à la sécurité sur Internet». Une prise de conscience qui progresse puisque plusieurs établissements sont récompensés tous les ans pour leur e-pédagogie lors de la remise des labels Ecoles-Internet. L'édition 2011, soutenue par le ministère de l'Éducation nationale, aura lieu le 23 novembre salon Educatec-Educatice à Paris.

Liens: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/15/01016-20111115ARTFIG00728-62-des-8-17-ans-victimes-d-agression-sur-le-web.php

Auteur: Delphine de Mallevoue-Lefigaro

Résumé:Cet article nous parle en général de l'hacèlement , des images pornographiques que vit nos enfants en voyageant sur les surfaces du net . Note un peu plus positive , les parents sont de mieux en mieux informés pour contredire ces violences. Malgré que cet article note que facebook est pratique pour la communication